Daily health tips for the happier Life
Home happier life #EXPATSERIES : An adventurous life in the middle of the Amazon [french article]

#EXPATSERIES : An adventurous life in the middle of the Amazon [french article]

by admin


J’ai rencontré Ourmeline lors d’un mariage féérique en Laponie. J’avais entendu parler d’elle, tout ce que j’avais retenu à l’époque, c’est qu’elle vivait dans la jungle, et qu’il fallait prendre une pirogue pour aller chez elle. L’aventurière a accepté de nous partager son histoire et de nous en dire un peu plus sur sa vie en Guyane…

La Guyane était jusque là un grand mystère pour moi. Pour Ourmeline aussi, jusqu’au jour où elle a débarqué avec sa valise et ses rêves, directement dans l’inconnu. Pour vous situer, la Guyane est une région française d’outre mer, entre le Suriname et le Brésil. Épisode 3 dans nos #EXPATSERIES, accrochez-vous, on part pour une véritable aventure…


#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l’Amazonie – l’histoire d’Ourmeline

C’est une histoire de dingue… Je laisse le micro à Ourmeline. Elle le raconte si bien, son récit m’a fait voyagé, j’en ai presque entendu les cris des singes dans la jungle et senti les moustiques sur ma peau.

– récit : Ma vie en Guyane

Avant de m’embarquer dans cette nouvelle étape de vie je résidais sur Montpellier où j’effectuais mon master MEEF 2nd degré (pour être enseignante en espagnol).

J’avais pour habitude de passer du temps avec mes amis, je parlais espagnol tous les jours que ce soit pour les cours/stage ou bien avec mes amis qui pour beaucoup étaient latinos ou hispanophones. Je passais aussi pas mal de temps à faire du sport le soir après la fac, sur Montpellier c’était surtout du sport en salle car je n’avais pas trouvé de club de tennis dans des prix abordables pour une étudiante, mais je rentrais certains week-end en hiver chez mes parents pour skier. Dès que nous le pouvions, nous allions visiter la région avec mes amis, ou bien nous allions tout simplement nous promener sur les bords du Lez ou encore faire du shopping. Montpellier étant une ville très dynamique et étudiante je sortais souvent, pour ne pas dire tous les jours, prendre un verre, découvrir de nouveaux restaurants ou encore danser jusqu’au bout de la nuit. C’était la belle vie même s’il fallait parfois se serrer la ceinture en fin de mois. L’essentiel était de ne rater aucune occasion de s’amuser et de partager.

Lors de ma dernière année de master sur Montpellier, j’avais eu mon CAPES en juillet 2017, j’étais alors stagiaire et je rêvais de partir. Les nouveaux profs étant envoyés sur Paris pour leur première mutation, il était hors de question pour moi d’y aller.

Je me suis donc renseignée, et si je mettais en premier vœu de mutation un département ou une région d’outre-mer, j’avais de fortes chances d’y être envoyée. A l’époque, Mayotte et la Guyane étaient deux académies pour lesquelles le nombre de points requis était égal à celui des académies de Paris (Créteil ou Versailles). Qu’il s’agisse de Mayotte comme de la Guyane, je ne savais pas les situer sur une carte et n’en avais aucune connaissance, j’ai donc recherché sur internet. Je me suis rendu compte que la Guyane se trouvait en Amérique du Sud, ce qui signifiait que j’étais au plus proche des pays qui me plaisaient, c’est-à-dire dans la culture latino-américaine. Pour cette raison, j’avais choisi mon premier vœu.

#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

La Guyane. Quelques mois plus tard, j’ai appris que j’y étais affectée. Tous mes camarades de promo étaient choqués, ils me disaient que j’étais folle, que j’allais dans la jungle avec « pleins de bêtes sauvages et dangereuses »

Mes parents étaient contents pour moi car ils savaient que c’était mon choix et cela leur donnerait un pied à terre dans un territoire qu’ils ne connaissaient pas. Le reste de ma famille parlait de tous les clichés connus sur la Guyane : le bagne, le trafic de drogue, le trafic d’or… Quant à moi je ne réalisais pas trop, j’étais heureuse d’avoir obtenu la mutation de mon choix et d’éviter Paris !

Puis trois mois après l’annonce de mon affectation en Guyane, j’ai reçu des détails, j’étais affectée au collège Achmat Kartadinama à Grand Santi. De suite, je suis allée sur internet voir où cela se trouvait et… petit rire nerveux lorsque je me rends compte que le village se trouvait sur les bords du fleuve Maroni frontalier avec le Suriname (pays dont je n’avais jamais entendu parler avant) et que ce village est accessible par pirogue depuis Saint Laurent du Maroni uniquement ou bien par petit avion (17 places). Aucune route pour y accéder !

 

Mon départ s’est organisé en 4 mois, j’ai pris mes billets d’avion pour Cayenne fin mars dès lors que j’ai eu mon affectation en Guyane. Puis ma maman en discutant avec des collègues a organisé mon arrivée là-bas, des amis de collègues à elle allaient me prendre en charge à mon arrivée afin de faciliter mon voyage jusqu’à Grand Santi. Je dois dire que je n’ai pas fait grand-chose si ce n’est passer des coups de fil (en faisant attention au décalage horaire) afin de savoir comment trouver un logement sur place. J’ai donc trouvé une maison pour mon arrivée, j’étais en contact Whatsapp avec le propriétaire et je me souviens que je riais beaucoup en écoutant ses audios car il avait l’air perché et tout semblait fait un peu à l’arrache. J’ai donc dû verser une caution (600euros) avant même d’être sur place afin que le logement me soit réservé, nous n’étions pas trop à l’aise car pas de papiers officiels prouvant que j’avais payé mais bon…

La vérité est qu’au début je me demandais dans quoi je m’étais embarquée car jusque-là, je n’avais pas percuté que je pouvais être amenée à vivre au milieu de l’Amazonie…

Plus le départ arrivait plus j’avais hâte de partir à la découverte de ce territoire qui m’était totalement inconnu ! Les vacances d’été étant arrivées, j’ai eu un mois et demi pour vider et rendre mon appartement sur Montpellier, faire le tour de ma famille et de mes amis pour leur dire au-revoir et le 17 août 2018 je me suis envolée pour Cayenne. Ce n’est jamais facile de dire au-revoir à ses proches mais ce n’est qu’une fois dans l’avion que j’ai réalisé que j’étais bel et bien partie vers un territoire dont je ne savais absolument rien ! Et même si les retrouvailles ne se feraient que l’été suivant (j’avais demandé à ma famille et mes amis de ne pas me rendre visite durant ma première année afin d’avoir le temps de m’intégrer et de me familiariser avec mon nouvel environnement), j’étais anxieuse de découvrir ce qui m’attendait.

 #EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

 #EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

J’ai donc atterri à l’aéroport Félix Eboué à Cayenne, où j’ai été accueillie par le directeur de cabinet de la préfecture de Guyane (et oui merci les contacts de maman !). J’ai passé la nuit chez lui à Rémire-Montjoly (aux alentours de Cayenne). Le lendemain matin il m’a emmené faire un tour dans le centre-ville de Cayenne, nous avons déjeuné sur la place des Palmistes (la place centrale de la ville) puis il m’a emmenée prendre le taxi commun afin que je me rende à Saint Laurent du Maroni. J’ai bien failli ne pas partir, car nous ne trouvions pas le bon transporteur et lorsque nous avons joint par téléphone la personne concernée, celle-ci nous a indiqué qu’ils avaient déjà quitté Cayenne… Petit stress mais pas de panique nous avons trouvé un autre véhicule ! Je suis donc montée à bord d’un Traffic, j’étais assise à l’avant entre le conducteur et un autre passager, le véhicule était plein et moi j’allais me coltiner 3h de voyage toute serrée car le jeune passager à ma droite était imposant et ne se privait pas pour s’étaler ! Sur la route je discutais avec le conducteur et j’ai aperçu mon premier paresseux qui rampait dans l’herbe le long de la route. L’émotion !

Nous avons fini par arriver à Saint Laurent du Maroni, une femme d’origine américaine est venue me chercher à la gare routière (un simple parking…) et nous sommes rentrées là où son mari et elle logeaient, c’est-à-dire l’ancienne maison du directeur du bagne ! En effet, j’étais hébergée chez le sous-préfet et sa femme (encore merci les collègues de maman), ils m’ont fait faire un tour de la propriété et le soir ils étaient conviés à un repas avec le maire et d’autres personnalités de la ville, ayant de la chance j’ai été invitée à me joindre à eux. Sans mentir, j’étais fatiguée entre le voyage depuis la métropole, le décalage horaire et toutes ces nouvelles choses que j’observais et vivais mais j’ai accepté l’invitation et nous avons passé une superbe soirée ! J’ai mangé du SINGE, pourtant interdit à la chasse… Rentrés vers 2h30 du matin pas très frais nous sommes tous allés nous coucher et le réveil a sonné à 5h30, il était temps pour moi de boucler de nouveau mes valises et de partir au dégrad afin de prendre la pirogue pour Grand Santi. A 7h j’embarquais dans la pirogue mais nous n’avons pris le chemin de Grand Santi que vers 9h, autant dire que c’était long surtout avec la fatigue et la gueule de bois… Le voyage a duré 8h, tout le temps du trajet je n’étais pas sereine car c’était pour moi instable, j’étais mal installée coincée entre des mamas qui s’étalaient et donc les enfants s’agitaient, sans parler du fait que pendant 8h je n’ai quasi pas décroché un mot car JE NE COMPRENAIS RIEN à leur langue ! A un moment j’ai même cru que je n’arriverais pas entière au village car dans un saut (nom donné aux rapides) nous avons été totalement aspergés par l’eau et la pirogue a bien basculé ! Mais ouf, nous sommes arrivés entiers.

Je dois avouer que j’étais heureuse de poser le pied à terre jusqu’à ce que je lève la tête pour observer le village et alors j’ai pensé « où est ce que je suis ? pourquoi je suis venue là ?! »

J’ai appelé mon proprio afin qu’il vienne me chercher car je ne savais pas où se trouvait la maison, et voilà qu’un homme que je ne connais pas embarque ma valise sans rien dire, je le suis donc et il me dit que c’est lui mon proprio. Le 19 août 2018 j’arrivais donc à ma nouvelle maison, dans laquelle j’ai cohabité avec mon proprio pendant 4 jours (il ne faut pas chercher ici les choses se font de manières particulières ahah). Sincèrement j’avais juste envie de partir car j’étais seule, je ne comprenais pas la langue et pour dire vrai tout ça n’avait rien de français. Mais je restais positive car je savais que les jours suivants seraient meilleurs une fois que j’aurais fait la rencontre d’autres personnes et la rentrée arrivait dans 12 jours je ferais la connaissance de mes collègues. Les quelques jours avant la rentrée je me suis un peu transformée en nounou puisque les enfants des voisins venaient tous les jours me voir, ils mangeaient chez moi (c’était la cantine hahaha) et parfois certains restaient dormir le soir ! J’avais demandé à leurs parents si cela ne les gênait pas mais apparemment ils avaient confiance en moi alors que nous ne nous connaissions pas !

#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

Cela fera maintenant trois ans en août que je vis ici à Grand Santi, je travaille toujours au collège Achmat Kartadinama et pour le moment je ne compte pas demander de mutation avant deux ans au plus tôt. Depuis ma première année je n’ai pas changé de maison, je l’ai aménagé un peu plus, bien qu’elle soit meublée, certaines choses manquaient. Ma maison comme la plupart des maisons ici est de plein pied et avec un toit en tôle bien sûr, comme ça vous devenez bien sourd lorsqu’il pleut. L’isolation n’est pas quelque chose de bien acquit on dirait, car si des personnes passent dehors vous avez l’impression qu’elles sont chez vous, sans parler de la musique écoutée à fond par les voisins ou encore de la débroussailleuse sous les fenêtres le dimanche à 6h du matin… Mais tout ça c’est Grand Santi, un petit village comme pris au piège dans une faille temporelle où la technologie arrive avec beaucoup de retard.

Néanmoins, quoi de plus beau que de vivre en bord de fleuve (certes marron à cause de l’orpaillage) entouré par la nature, sa faune et sa tranquillité le soir ou dans la forêt. Ici nous apprenons à vivre simplement, nous n’avons pas accès à l’eau en continu et selon une étude notre eau ne serait même pas potable ! Nous n’avons pas accès à toutes les commodités qu’offrent les villes de métropoles ou du littoral guyanais, nous avons une alimentation peu variée car les gens cultivent leurs abattis pour subvenir aux besoins familiaux pas nécessairement pour vendre, MAIS nous avons la chance de vivre dans un environnement magnifique où les gens sont accueillants, où notre métier –enseignante pour moi- est encore respecté par la population.

Nous vivons au rythme de la nature, au rythme du soleil et de la lune.

Mon quotidien c’est me rendre au collège où je passe la journée, rentrer pour aller faire du sport avec mes amis (ici pas de gymnase, ni de clubs de sport bien qu’un stade de foot soit en construction et qu’un parcours de santé ainsi qu’une mini zone sportive avec terrain de tennis/volley, basket et foot aient été installés l’été 2020). Puis le soir, il fait nuit entre 18h30 et 19h, il faut rentrer se doucher et faire la vaisselle avant que l’eau ne soit de nouveau coupée (à moins de compter sur ses réserves d’eau). Généralement le soir nous mangeons avec des amis chez les uns, les autres ou alors nous restons tranquilles chez nous afin d’être en forme pour le lendemain.

#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

Les week-ends sont synonymes de fêtes et de sorties nature, ils nous permettent de nous retrouver avec les locaux, les potes du dispensaire et les enseignants (1er et 2nd degrés). Je dois dire que cette vie qui au début semblait contraignante avec les restrictions d’eau, le peu d’installations dans la commune et le fait que nous soyons isolés du reste du territoire, me semble maintenant tout à fait banale. En fait, lorsque je me rends sur le littoral parfois pour faire des grosses courses alimentaires que nous acheminons en pirogue jusqu’à Grand Santi depuis Saint Lurent du Maroni, je trouve cela luxueux de pouvoir me doucher à n’importe quelle heure de la journée et c’est un plaisir que de ne pas savoir quoi choisir dans les rayons du supermarché tellement il y a de choix !

Actuellement, je suis bien ici et je ne compte pas partir, je compte encore faire deux années scolaires afin d’obtenir le bonus de point (5 ans en Guyane) et puis je verrai. A la base je venais pour 3 ans et puis je voulais partir en lycée français en Amérique latine ou en Afrique, depuis que je suis ici les plans ne font que changer. Pour les points je reste 5 ans au lieu de 3 et qui sait si je ne resterai pas davantage car j’aime mon travail ici et j’ai créé des liens avec les locaux. Je suis intégrée dans la vie du village et oui j’ai aussi trouvé un amoureux haha, toutefois même si mon départ est retardé je compte toujours partir en tant qu’expatriée en lycée français. Je sais que je ne rentrerai pas vivre et travailler en France métropolitaine avant un bon moment.

Parfois la facilité d’accès aux commerces ou encore aux services administratifs en métropole me manque, imaginez qu’à Grand Santi nous mettons parfois jusqu’à 3 mois pour recevoir un colis… et après on vient nous dire que la Guyane est française ?! UNE GROSSE BLAGUE, rien n’est fait pour que la Guyane puisse fonctionner comme la métropole et les gens se complaisent aussi dans leur petit train de vie tranquille, le souci étant que lorsqu’il s’agit de courriers officiels et bien on se retrouve embêté à devoir payer des frais de retard car évidemment les administrations ne veulent rien savoir ! Nous payons le retard dû à l’incompétence des services postaux en Guyane.

#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

Malgré ces quelques inconvénients, j’ai tout de même eu la chance de partir à Paramaribo, la capitale du Suriname, un pays anciennement colonisé par les hollandais et dont l’architecture coloniale est très chouette. J’ai de même eu l’opportunité de me rendre à Oiapoque, Macapá et Belém, dans le nord du Brésil, par la route car la Guyane est frontalière avec le Brésil à l’est. Et j’ai aussi fait le tour du littoral guyanais d’est en ouest afin de découvrir tous les merveilleux espaces et paysages dont recèle le territoirebien que je n’ai pas encore eu l’occasion de tout faire notamment dans l’intérieur du pays j’ai vu pas mal de lieux. La pirogue étant un moyen de transport commun ici j’ai fait des heures et des heures de pirogue, moi qui au début appréhendais, j’adore ça maintenant.

Deux de mes plus belles expériences ici ont été d’assister à la ponte des tortues luth et de voyager sur le fleuve pour remonter en pays amérindiens et faire l’ascension du Mont Tebu (une montagne sacrée), une falaise quasiment lisse sans être accrochée, du grand délire, j’ai été paralysée par le vertige mais j’ai pris sur moi et la vue sur la forêt amazonienne une fois en haut était splendide, nous étions émus.

#EXPATSERIES : La vie en Guyane, perdue au milieu de l'Amazonie

Au jour d’aujourd’hui je n’ai aucun regret et je ne changerais rien de ce que j’ai pu faire, toutes mes décisions m’ont menées vers de nouvelles aventures, de nouvelles rencontres et ont fait de mon quotidien ce qu’il est aujourd’hui c’est-à-dire simple et heureux. Et même s’il faut le reconnaitre la vie à Grand Santi n’est pas toujours facile à gérer car du fait d’être isolé et de côtoyer constamment les mêmes personnes tout ce que nous ressentons et vivons est décuplé. Certaines périodes comme les fêtes de fin d’année sont difficiles à gérer (pour ceux qui ne rentrent pas en métropole) car le manque de la famille, du froid et de l’esprit de Noël se fait ressentir mais ce n’est qu’une passade, si l’on est bien entouré on surmonte cette petite tristesse.


– Un mot pour les aventurier qui rêvent de voyager en Guyane?

Si vous souhaitiez vous rendre en Guyane, tout d’abord je vous conseillerais de venir pour minimum deux semaines car selon la période de l’année les billets ne sont pas toujours donnés. Aussi, deux semaines me semblent nécessaires pour avoir le temps de faire un petit tour ne serait-ce que du littoral d’est en ouest et ainsi les différences de paysages, faune et flore. Si vous êtes un adepte de l’aventure ne perdez pas votre temps sur le littoral et partez découvrir les villages de l’ouest guyanais en remontant de Saint Laurent du Maroni à Maripasoula ou bien en navigant sur le fleuve Oyapock à l’est à la frontière du Brésil.

Si vous venez ici, ne vous attendez à trouver du luxe et ne soyez pas trop pressé, les guyanais sont plutôt cools, très cools voir même TROP cools. Il est nécessaire d’avoir son carnet de vaccination à jour (surtout la fièvre jaune!), prévoyez de l’anti-moustique car selon les lieux où vous vous rendrez les moustiques sont plus ou moins présents et la dengue circule sur le territoire (ce n’est pas très agréable pour en avoir attrapé une des quatre sortes), et enfin la crème solaire est très utile car si sur le littoral le vent permet d’oublier la chaleur et les bâtiments font de l’ombre sur le fleuve, le soleil brûle et il y a peu d’ombre pour s’abriter. Si vous voyagez en pirogue tartinez-vous régulièrement de crème afin d’éviter l’état écrevisse ou bien voyagez en pantalon léger, tee-shirt manches longues et ne pas oublier la casquette, les lunettes et l’EAU !!

Vidéo : Merwen BA

En bref, la Guyane est un territoire magnifique et culturellement très intéressant (les créoles sur le littoral, les amérindiens à l’est et les buchinengués à l’ouest), c’est un territoire ou la nature a encore des droits bien que ceux-ci soient chaque jour un peu plus amputés, vous pourrez y voir des singes, des toucans, des caimans, etc. Toutefois, la Guyane n’est pas pour tous, si vous recherchez le confort et la propreté alors peut-être que la Guyane n’est pas faite pour vous mais si vous êtes en mal d’aventures et de découvertes incroyables c’est le territoire qu’il vous faut.

I MU CHI FOCHI YU BII. (« Tu dois le voir pour le croire » en Djuka)

Thank you!



Source link

related posts

Leave a Comment